Nouvelle-Orléans

Les pirates de Barataria, tome 1

Scénario : Marc Bourgne
Dessin : Franck Bonnet
Couleur : Patricia Faucon
Glénat (2009)
Présentation de la série
 
 

Par une nuit d’avril 1812, un navire corsaire cingle vers les côtes d’Amérique. A son bord des passagers discrets qui ont payé cher leur traversée pour cela. Leurs noms : Artemis Delambre, mystérieuse et superbe jeune française contrainte de quitter son pays pour une raison inconnue, et Roustam, colosse égyptien, prêt à donner la mort à quiconque s’approchera de sa maîtresse. Entre eux : un secret. A leurs trousses : des tueurs de toutes nationalités, et qui tous vont se retrouver sur les terres de Louisiane, enclave romanesque et cosmopolite, où luttes de pouvoir, d’amour et d’influence vont très vite se révéler au grand jour…

Jean Laffite sur une gravure d’époque

Roustam Raza peint par Montabert (1806)

Pour l’écriture de cette série, je me suis amusé à mélanger personnages fictifs et personnages réels. Artémis, la prussienne Inga Schott et l’anglais Nigel Fitzpatrick sont issus de mon imagination. Roustam Raza,  les frères Laffite, Catherine « Catiche » Villars ou encore Dominique You ont véritablement existé. Tels les grands feuilletonistes que furent Alexandre Dumas ou Jean-Michel Charlier (et en toute modestie !), je manipule l’Histoire, je joue avec. Catiche, par exemple, n’a jamais commandé le moindre navire, et Roustam Raza n’a jamais mis les pieds en Amérique ! Et si la totalité des évènements historiques relatés dans la série sont exacts, j’avoue en changer parfois la chronologie pour des raisons de dramaturgie.

Né dans les années 1770, Jean Laffite était un pirate français qui écuma le Golfe du Mexique au début du XIXème siècle. Avec son frère ainé Pierre, il s’était installé à Barataria, dans les îles côtières de la Louisiane : un territoire difficile d’accès, idéal pour dissimuler une base de pirates, une flotte navale et des produits de contrebande. Vendue par Napoléon aux Etats-Unis en novembre 1803, la Louisiane n’est devenue un Etat que dix ans plus tard : les frères Laffite ont profité de ce vide juridique et institutionnel pour développer une véritable économie parallèle. Ils profitèrent notamment de l’interdiction de l’importation d’esclaves par le congrès des Etats-Unis en 1807 pour s’enrichir grâce à cet odieux trafic. Au sommet de son activité, Jean Laffite commandait une cinquantaine de navires et plus d’un millier d’hommes.

Un extrait de la planche 45

En 1812, la guerre éclata entre les Etats-Unis et l’Angleterre. Le soutien de Jean Laffite au général américain Andrew Jackson fit basculer la bataille de la Nouvelle-Orléans en 1815 (ce qui sera raconté dans le troisième cycle des Pirates de Barataria). Les frères Laffite fondèrent ensuite Galveston, premier port cotonnier du Texas. De novembre 1815 à juin 1816, ils furent espions au service de l’Espagne, toujours au Texas, contre les révolutionnaires mexicains… On ignore où et quand disparut Jean Laffite, et de nombreuses légendes existent sur la fin de sa vie. Plusieurs sites louisianais et texans portent aujourd’hui son nom, dont un parc national : le Parc Historique National et Réserve Jean Laffite, dans le sud-est de la Louisiane.

Les pirates de Barataria Nouvelle Orléans
Carthagène
Grande Isle
Océan
Le Caire